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– Une soirée poétique à Orpierre, dans les Hautes-Alpes, par Jacqueline Assaël

Le 16 juillet 2026, Jacques Chastel a installé les 12 panneaux de mon exposition: « Lieux de recueillement du protestantisme » et les douze textes correspondants, extraits de l’ouvrage: L’humble beauté de Dieu (éditions Olivétan) et Nouaison (éd. Jas sauvages), dans le temple d’Orpierre.

Le projet consistait à assurer une animation culturelle pour la soirée du 16 juillet et une attraction artistique supplémentaire, du 16 au 26 juillet, pour susciter encore davantage la fréquentation du temple d’Orpierre qui prépare la restauration de plusieurs de ses façades.

Des touristes espagnols visitant le village ont fait une incursion dans le temple et pris des photographies en avant-première. Puis le public, venu de plusieurs villages des Hautes-Alpes : Orpierre, Lagrand, Montbrand, Trescléoux, et aussi du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, a très tôt investi l’édifice, curieux de découvrir les divers aspects des découvertes à faire et à partager : aquarelles, poésie, conférence, vernissage.

Tout était conçu dans un esprit de continuité. La conférence a porté sur la tradition poétique protestante qui a joué un rôle certain, au XVIème siècle dans la diffusion de la nouvelle religion réformée, avec la notoriété de ses grands auteurs de l’époque : Marot et Théodore de Bèze qui ont constitué le psautier protestant ; Marguerite de Navarre, sœur de François Ier et grand-mère d’Henri IV, acquise aux idées de la Réforme et elle-même écrivaine prolifique, qui a fait prospérer la carrière des artistes à la cour ; Guillaume du Bartas avec sa réécriture fleuve de la Genèse; Agrippa d’Aubigné, chantre des guerres de Religion, etc. Jacques Chastel, aux manettes, a fait défiler le diaporama.

Puis j’ai présenté les éditions Jas sauvages qui s’inscrivent dans cette tradition, avec l’édition de poètes actuels exprimant leur foi, de manière à chaque fois différente et personnelle : Michel Block et les poèmes de son recueil Périchorèse, les haïkus bibliques d’Étienne Pfender. Jacqueline Wosinski, habitante de la région a présenté rapidement son propre recueil: Sous l’arche d’eucalyptus, etc.

Dans le dernier temps de la soirée, j’ai présenté les trois ensembles distincts composant l’exposition: « Lieux de recueillement du protestantisme ». Près de la chaire, avaient été installées quatre aquarelles sur l’Assemblée du Désert, qui se réunit chaque année à Mialet, le premier dimanche de septembre, en souvenir des cultes clandestins célébrés lors des guerres de Religion, et se transfigure poétiquement, quelques semaines après, en Assemblée des colchiques. De part et d’autre de l’entrée du temple, deux autres groupes de peintures représentaient des visons des chapelles protestantes de Pomeyrol (près de Tarascon) et des Abeillères (au-dessus de Saint-Jean du Gard), ainsi que le fruit de méditations dans l’Église du Mazet-Saint-Voy, sur le plateau du Vivarais-Lignon, habité par sa communauté de diaconesses.

Un bel accueil qui se prolongera dans les jours qui viennent pour ceux qui découvriront l’exposition par eux-mêmes et avec les commentaires éclairés de Jacques Chastel.

Les éditions Jas sauvages reprennent la route, vers d’autres horizons, avec leur chargement de livres.

Photographies: Olivier Siegel et Jacqueline Assaël

– Galerie de photographies du 7eme Festival de poésie de la foi

Le groupe des Magnanimes à l’embarcadère du Vieux Port, quai de la Fraternité

Départ pour l’archipel du Frioul. Photographie: Yves Ughes

Carine, Laurence, Olivier, Danièle, Carine, Jacqueline et Annette. Dire des poèmes, face à la mer. Photographies: Olivier Siegel et Jacqueline Assaël
Photographie: Jacqueline Assaël

Un mois après notre promenade pour reconnaître le terrain, petit gabian est sorti de l’œuf et suit sa mère, avec plein de petits points sur la tête. Photographies Jacqueline Assaël
Exploration du fort de Brégantin
Photographie: Jacqueline Assaël
Présentation du recueil « Foi de fleurs » de Philippe Depierre, par l’auteur et son épouse Karine. Photographie: Jacqueline Assaël
Yves Ughes exposant sa réflexion spirituelle et littéraire sur les rapports entre Pascal, Baudelaire (et lui)
Jacqueline Assaël introduit Jean Alexandre
Jean Alexandre, nimbé de lumière, dit son parcours poétique, sous le titre: « La fêlure et le Dire ». Photographie: Jacqueline Assaël
Jacqueline Assaël présente son essai poétique « L’écume des pierres », avec l’accompagnement musical de Laurence Aune et l’accompagnement pictural d’une série de ses aquarelles portée par Carine Volpi

Vous proposez quelques mots, et au bout de quelques minutes, le poète public de grand talent vous offre un poème personnalisé qui le reflète, qui vous reflète et qui reflète des mots de la Bible.

Photographies: J. A.
Olivier Siegel. Photographie: Laurence Aune

– Choix de lectures pour le Frioul. Réunion préparatoire: compte rendu, par Jeanne Laplane et Marie-Fore Zannis, avec la participation de Danièle Hutter

1- Présentation du thème choisi par Jacqueline: « Divinement heureux les doux… ».

La fin de son dernier essai poétique, L’écume des pierres, médite, « sans s’éloigner de la réalité pour autant », sur la béatitude « Heureux les doux ».

2- Un constat: les autres auteurs des éditions Jas Sauvages ont aussi écrit des textes qui peuvent se rattacher à ce sujet.

3- Jacqueline a vu sa méditation sur cette béatitude éclairée par deux rapprochements avec des passages d’Ésaïe: 60,21 et Es. 65,9.

1– Textes déjà proposés: par Léonard Cohen sur la guerre; Melancolia de Victor Hugo; Soleil et chair, et Aube de Rimbaud; Le lion et le rat, Le chêne et le roseau, Le rat des villes et le rat des champs de La Fontaine; N’ayant plus de maison  d’Armen Lubin, Invictus de William Henley; une sélection dans les psaumes 102, 113 et 146.

2– Nous pouvons aussi écrire nous-mêmes des textes à partir de ce que nous évoque cette Béatitude.

Rappel par Jacqueline: la poésie est recherche et musique, pas obligatoirement avec des rimes.

Elle introduit des images, du concret, des couleurs, des sentiments, des émotions et elle est efficace s’il y a du dramatique et s’il se produit quelque chose, comme le dénouement d’un noeud.

Comme une lime à denture fine qui patiemment le bois affine, cherche les moments de cohésion.

Ecoute les voix apaisantes, conciliantes, reliant les humains divisés.

Ils trouveront alors dans leur vie la joie d’être unis.

Jeanne Laplane

Pissarro, La moisson

   « Heureux les doux (humbles), car ils hériteront la terre »

–        –   Mat 11,29 « Je suis humble et doux de cœur. » : une invitation au repos pour les cœurs fatigués.

–         –  Psaume 37,11 « Les humbles hériteront la terre, et trouveront leur joie dans l’abondance de paix. »

–        –    Nombre 12,3  « Moïse était un homme extrêmement humble, plus qu’aucun homme sur la terre. »

–         –  Galates 5,22 « La douceur figure parmi les fruits de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bienveillance (bonté)…. »

–         –    Colossiens 3,12  «  Revêtez vous donc, comme élus de Dieu, de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. »

–        –    1 Pierre 3,4      « Mais que la personne intérieure soit cachée dans un esprit doux et paisible  »   :     La douceur comme qualité spirituelle  très précieuse devant Dieu

–       –   Philippiens  4,5  « Que votre douceur soit reconnue par tous les hommes. Le Seigneur est proche. » 

         La 3eme béatitude est la 3ème marche de l’échelle qui mène devant le trône de  Dieu .  Mais il y a une clé dévoilée pour y accéder.

« Heureux les doux », c’est-à-dire ceux qui  ne répondent pas à la violence mais qui l’attaquent à sa racine, dans le cœur. Ainsi ils hériteront de la terre.

Le doux ne désignent ni la faiblesse, ni la passivité mais la non-violence (force maitrisée), l’humilité de cœur (fruit de la grâce) et la confiance absolue en Dieu qui , le premier se révèle dans la douceur  (Mat.11,29). C’est le modèle parfait .

Jésus reprend et reformule les promesses de l’Ancien Testament pour décrire le profil des disciples  . Ps 37,11 « les humble –doux – hériteront la terre et jouiront d’une paix totale. »

Mais la question que l’on se pose est :  quelle est cette terre en héritage ?

Est-ce la Terre promise (héritage d’Israël promis à Abraham) ?  ou la terre entière (le règne universel) ?  ou la nouvelle terre, la Jérusalem céleste (Ap 21) ?

En fait hériter la Terre , c’est entrer dans le Royaume avec  toutes ses dimensions, présentes  et futures .

Être doux, c’est attendre avec patience et espérance, et les élus seront délivrés en son temps  sachant que  le temps de Dieu n’est pas le même que le nôtre .

Œufs de gabian, sur l’île de Ratonneau. Photographie: Jacqueline Assaël

Heureux les doux….

Les doux, quels doux ?

Vous en connaissez des doux, vous ?

Le ciel s’embrase,

Les anathèmes crépitent,

Partout les cris, la colère,

Les mères se désespèrent :

Leurs seins sont asséchés,

Leurs petits sont fauchés,

Elles attendent un monde meilleur,

Sans ruines, sans famine, sans horreur :

Un monde meilleur, de paix et de douceur.

Danièle

-Quelques vers de « Soleil et chair », d’Arthur Rimbaud

– À la une du Forum protestant : La soirée « Esprit, qui es-tu? » dans la paroisse de l’Église protestante unie de Marseille sud-est

La soirée du 27 mars 2026 dans la paroisse de l’Église protestante unie de Marseille Sud-Est visait tirer les conclusions de la la Deuxième Rencontre Théo-Lettres qui s’était tenue en mai 2025 réunissant des théologiens et des universitaires des Facultés littéraires spécialistes de l’étude de la Bible, pour tenter d’apporter, dans le cadre de la pensée chrétienne, des éclairages sur la notion d’Esprit, fondamentale dans toute spiritualité humaine.

Il s’agissait aussi de présenter le volume des actes de cette Rencontre. Ce livre réunissant les contributions de six des participants y ayant participé (Jean Alexandre, Jacqueline Assaël, Benoît Benhamou, Christian Boudignon, Yves Parrend, Jonathan Thiessen) est en effet paru récemment aux Éditions Jas sauvages.

Trois conférenciers : le pasteur Raymond Dodré, Benoît Benhamou et Jacqueline Assaël se sont donc succédé pour présenter chacun leur lecture de deux des articles cités.


Le pasteur Raymond Dodré
Benoît Benhamou
Jacqueline Assaël

Le samedi de Pâques, le contenu de ces communications a été placé à la une du Forum Protestant, (cliquer ici pour lire l’article) signe de leur importance pour une réflexion sur la notion d’Esprit:

Vous pouvez vous procurer l’ouvrage, au prix de 16€, auprès des éditions Jas sauvages.

Voir les conditions de vente, en cliquant ici.

Références de l’ouvrage:

ISBN :  978-2-493560-10-0

ISSN : 2677-6804 

– Exposition « Aquarelles et poésie : Lieux de recueillement du protestantisme », dans la Bergerie du Mas Soubeyran, à Mialet, par Jacqueline Assaël

Un samedi de Pâques, je suis venue explorer l’espace de la Bergerie du Mas Soubeyran, à Mialet, lieu où se dresse le Musée du Désert.

Le printemps battait son plein aux alentours: cerisiers sauvages en pèlerinage au sommet des collines, arbres de Judée en fleur, troupeaux dans de verts pâturages :

Avec le conservateur du Musée du Désert, Denis Carbonnier, nous avons préparé l’installation de l’exposition de mes aquarelles et poésies, qui se tiendra le premier dimanche de septembre, jour de l’Assemblée du Désert, dans la Bergerie du Mas Soubeyran.

Rendez-vous, donc, le 6 septembre, pour voir des représentations de lieux de recueillement du protestantisme et notamment, avec un regard en abîme, des aquarelles figurant l’Assemblée du Désert et aussi « l’Assemblée des Colchiques », glissement du printemps à l’automne en Cévennes.

Les textes exposés seront empruntés à divers de mes ouvrages:

  • L’humble beauté de Dieu. Prier aux Abeillères ou à Pomeyrol, éditions Olivétan.
  • Fêter le Dire, éditions Olivétan.
  • Nouaison, éditions Jas sauvages

– Le gala de l’Académie de Marseille, pour le Printemps des poètes, par Jacqueline Assaël

Le gala s’est déroulé dans l’Atelier d’artistes Sevin-Doering, lieu exquis pour la poésie.

Toute une équipe d’Académiciens de Marseille: la pianiste Evelina Pitti, le metteur en scène et chanteur Jean-Christophe Born, le poète Remo Mugnaioni, Marina Lafon-Borelli, Ioanna Mousikoudis et moi-même, nous sommes employés à faire vivre la poésie du sud, de Marseille, d’Italie et de Grèce, à travers un choix de poèmes. Les poètes de l’Académie, du XIXème siècle et d’aujourd’hui étaient bien représentés, mais il y a eu aussi au programme des œuvres de Séféris, prix Nobel de littérature, et de Yves Ughes. Voir le canevas ci-dessous.

Les lectures de poèmes ont été prolongées par des temps musicaux interprétés par Evenina Pitti, avec au programme des œuvres de Satie, Debussy, Liszt, Thurner…

Un splendide « O sole mio » chanté par Jean-Christophe Born a donné un surcroît de vigueur à la réception de l’œuvre d’Yves Ughes.

L’atelier Sevin-Doering: guirlande de lumières ou cordages de bateau? Photographie Olivier Siegel

Canevas de la soirée

Nous ouvrons ce gala, par un appel à la Muse, comme il se doit.

Nous confions ce soin essentiel à Joseph Autran, membre de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, puis de l’Académie française, poète et damaturge français du 19ème siècle, qui rattache sa propre voix d’auteur méditerranéen au répertoire inspiré par la Muse des Grecs.  Nous lirons donc un extrait de sa tragédie à l’antique : La fille d’Eschyle, avec son évocation du blanc éclatant du marbre, du bleu azuré de la mer, et de la lumière de la parole poétique.

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Deux poèmes de Yannis Ritsos, extraits de La sonate au clair de lune et autres poèmes (1956-1963) peuvent placer d’emblée le gala sous le signe de la thématique nationale du Printemps des poètes : « La liberté. Force vive, déployée »

Le premier texte définit le lieu théâtral, où nous nous situons nous aussi aujourd’hui, comme le creuset d’où jaillit l’expression spontanée du sentiment de la puissance d’être, partagé par les humains et la nature tout entière.

Le second esquisse la perspective d’une vie qui se déploie dans la beauté, à l’infini, malgré la pensée de la mort, incluse dans la condition humaine, mais poétiquement vaincue.

La liberté. Force vive, déployée. Les deux poèmes expriment le message fondamental et pérenne de la Grèce.

Lecture par Marina Lafon-Borelli.

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Les textes de cette première partie pourraient être lus par les auteurs, Remo Mugnaioni et Jacqueline Assaël et présentés au cours d’un dialogue entre eux.

Supposons le pont d’un navire où ils sont embarqués. Ils s’y rencontrent et parlent de leur perception de la mer.

Avant la lecture des extraits du recueil de Jacqueline AssaëlJanus et la méduse, écrit au tournant des années 2000 : dire au fil du dialogue qu’il s’agit en quelque sorte d’une tragédie poétique où la voix qui s’exprime se guérit dans le sable de la plage des Catalans, à Marseille, ainsi que dans la vision de l’île de Ratonneau et de l’Hôpital Caroline devenu le reflet du décor de la pièce d’Hélène d’Euripide. Vie et imaginaire culturel se mêlent dans la résolution du tragique.

Jacqueline Assaël et Jean-Christophe Born lisant les textes d’Yves Ughes. Photographie Inga Velitchko

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Poèmes de Remo Mugnaioni

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Remo et Jacqueline continuent à discuter poésie et évoquent les œuvres de leurs prédécesseurs, académiciens de Marseille.

Joseph Autran aime la mer et l’arrière-pays marseillais. Mais ce recueil privilégie la mer.

Lecture par Jean-Christophe Born

Marseille, décor du gala. Photographie Inga Velitchko

Eulalie Favier contemporaine de Joseph Autran. Admiratrice de Lamartine. Occupante du « 41èmefauteuil » de l’Académie.

Retient du romantisme un sentiment de faiblesse mêlé d’intensité.

Son imagination de la mer est assez morbide, sublimée par la foi.

Lecture par Remo Mugnaioni et Jacqueline Assaël 

Les deux poètes sont en relation avec Alphonse de Lamartine et admirent explicitement son œuvre. Cette partie s’achève donc par la lecture d’un de ses textes, flamboyant, repris en écho par la musique de l’artiste académicien Théodore Thurner, interprétée par Evelina Pitti.

Lecture par Jean-Christophe Born

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Toujours sur le pont du navire, la société poétique s’élargit à d’autres « invités ».

Remo évoque l’œuvre de Cesare Pavese qu’il a traduite.

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Yves Ughes, entendant évoquer un auteur italien, se joint à la conversation. Deux mots de présentation de son recueil et de deux de ses personnages majeurs : le père et la mère arrivés d’Italie, pour fuir la misère et trouver la liberté.

Force vive déployée. 

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3 poèmes de Trois poèmes secrets de Georges Séféris.

La lumière et la foudre de la nature.

Lecture en bilingue par Ioanna Mousikoudis et Jacqueline Assaël

L’équipe des Académiciens à l’œuvre dans ce gala. En fond d’écran, quelques vers de Séféris. Photographie Inga Velitchko