Le jour du Printemps, le 21 mars, les éditions Jas sauvages sont parties dans la montagne, dans la paroisse de l’Église protestante unie de Gap.

L’auditoire d’une petite vingtaine de personnes a investi la salle Farel, attenante au temple. L’assistance était constituée non seulement de gapençais, mais aussi d’habitants de la vallée du Buëch amateurs de poésie.

Les lecteurs, Marie-José, Laurence, Petr, Olivier, Sabina, Patrick, et une autre Jacqueline, en plus de moi-même, se sont succédé pour lire des textes de divers auteurs des éditions Jas sauvages:

Olivier lisant « Il existe une faim » de Gérard Scripiec a déclenché la première salve d’applaudissements; le public a aussi été amusé par l’humour de certains haïku bibliques d’Étienne Pfender. Le pasteur Petr Skubal avait du mal à imaginer Dieu dans un rocking chair, au septième jour, mais l’image a parlé; quand aux haïku sur les épreuves de Job, lus à deux voix par Laurence et moi-même, ils ont frappé le public par la force de leur confession de foi.




Jacqueline Wosinski a présenté la poésie de Jean Alexandre et la générosité littéraire et humaine de cet auteur avant de donner un aperçu de son propre livre, nouveauté des Éditions Jas sauvages, évoquant le génocide rwandais sous deux aspects à travers un recueil de poèmes et un essai plus théorique sur la question des blessures et de la résilience.


Un bel échange, donc, où des lecteurs se sont mis au service des textes et où tout le monde a discuté de l’intérêt et de la spécificité de ces textes littéraire d’expression de la foi.

Il n’est pas impossible que cette soirée soit suivie d’autres rencontres dans le Buëch!
Mais le lendemain il neigeait dans la région et l’éditrice est vite rentrée dans le sud!

Remerciements à Olivier Siegel pour son reportage photographique!
